Les parkings de nouvelle génération

Les parkings de nouvelle génération

LES PARCS DE STATIONNEMENT SOUS UNE DOUBLE CONTRAINTE ENVIRONNEMENTALE ET ECONOMIQUE

La volonté d’une gestion plus écologique du territoire urbain, comme d’une accession facilitée à la propriété, intensifient la pression sur les parcs de stationnement…

Au niveau des Collectivités : la volonté d’une gestion plus écologique du territoire urbain

Depuis une douzaine d’années, les villes et agglomérations revisitent leurs politiques publiques traditionnelles (urbanisme, transport, habitat, …) en vue d’un aménagement et d’une gestion plus écologique de leurs territoires au nom du développement durable.

Ces collectivités sont désormais très sensibles, entre autres à :

- l’étalement urbain, consommateur d’espace. La logique de densification du tissu urbain s’impose désormais dans leurs réflexions, la ville dense étant devenue le maître mot des politiques urbaines, car envisagée comme plus économe qu’une ville étalée et susceptible de répondre au besoin croissant de logements ;

- la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sous l’effet de l’accroissement du nombre de voitures et des distances parcourues en automobile.

Face à ces enjeux, les collectivités promeuvent les transports en commun, les circulations douces, un retour à la nature en ville ainsi que la création d’éco-quartiers.

L’ère du « tout voiture » cède ainsi peu à peu la place à de nouvelles formes d’aménagement des espaces publics qui visent à mieux répartir l’espace au profit du développement des transports publics et des modes alternatifs à la voiture, ainsi qu’en faveur d’aménagements qualitatifs, à destination des piétons.

Les agglomérations agissent pour limiter le stationnement sur voirie et optimiser son usage dans les parkings publics.

Elles encouragent la création d’éco-quartiers, prônant l’éco-mobilité et qui, par définition, constituent des quartiers économes en stationnement automobile.

Elles cherchent aussi à réduire le quota des places de parking à imposer par logement dans les nouveaux quartiers.

Au niveau de la filière « Promoteurs », le parking commence à devenir un des leviers d’optimisation économique des projets

Le stationnement automobile privé affecté à l’habitat constitue un produit coûteux et non rentable, notamment pour les cas de dispositifs de stationnement enterrés, dont le coût peut représenter de 10 à 15 % du coût de construction d’un bâtiment.

Pour du stationnement enterré en ouvrage, les ratios habituels oscillent entre 15 000 et 20 000 € HT la place (ils peuvent atteindre 30 000 € HT dans des cas complexes, par exemple en zone inondable).

Pour le promoteur, la question du parking peut conditionner la faisabilité financière d’une opération en zone dense. Elle conditionne même souvent la densité de l’opération, puisque les surfaces de plancher que le promoteur peut mettre en chantier dépendent des normes de stationnement et du nombre de places de parkings qu’il sera possible de construire sur un et un seul niveau (pour cela le promoteur s’en réfère au plan local d’urbanisme).

Accédez à la suite du FOCUS - Les parkings de nouvelle génération