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MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION NEUVE DE LOGEMENTS : BILAN À FIN AVRIL 2018

Des autorisés à présent faiblement à la hausse sur 12 mois glissants (+ 3,2 %) et en repli accru sur 3 mois glissants (- 1,9 %)

Sur 12 mois glissants

En données brutes France entière, le marché des logements autorisés enregistre à fin avril 2018 une progression de 3,2 % sur 12 mois glissants. Une progression à nouveau en décélération par rapport à celle affichée à fin mars et fin février.

En données brutes France entière, le volume total des autorisations à fin avril 2018 demeure en-dessous du seuil des 500 000 logements sur 12 mois glissants. Plus précisément, il s’élève à 495 100 logements autorisés, contre 493 800 logements un mois plus tôt à fin mars 2018 en données révisées. Voici un an, à fin avril 2017, le niveau des autorisés s’élevait à environ 479 750 logements. En l’espace de12 mois, ce sont donc quelque 15 350 logements additionnels qui auront été autorisés sur le marché français.

A fin avril 2018, tous les segments du marché du logement, à l’exception du segment des logements en résidence, ressortent à la hausse en termes d’autorisés, le segment du logement collectif se montrant toujours le plus dynamique, mais avec un rythme de progression contenu, bien moindre que ces derniers mois.

Dans le secteur de la maison individuelle, le marché des autorisés -tous segments confondus, maisons isolées et maisons groupées- reste positivement orienté, avec toutefois à fin avril une croissance à nouveau en décélération : + 1,2 %. Cette très légère croissance procède à la fois du segment des maisons isolées et de celui des maisons groupées, ce dernier demeurant toutefois, à l’instar des précédents mois, en sensible retrait en termes de dynamique d’évolution.

Plus précisément, le segment des maisons isolées affiche une faible progression : + 1,4 %, tandis que celui des maisons groupées se limite à une hausse symbolique : + 0,5 %.

A fin avril 2018, ce sont 195 200 maisons individuelles qui auront été autorisées sur le marché français, dont 144 000 dans le secteur des maisons isolées et 51 200 dans celui des maisons groupées. Un niveau de marché à rapprocher des 192 945 maisons autorisées un an plus tôt, à fin avril 2017, correspondant dans ce secteur de la maison individuelle à un volume additionnel d’un peu plus de 2 250 logements autorisés en un an.

Dans le secteur du logement collectif, le marché des autorisés, toujours positivement orienté, continue de subir une décélération notable en termes de dynamique de croissance.

France entière, le marché du logement collectif enregistre en termes d’autorisés une croissance de 6,5 % à fin avril.

Sur le marché français, ce sont ainsi au global 266 800 logements collectifs qui auront été autorisés à fin avril 2018, contre plus de 250 500 unités un an plus tôt, à fin avril 2017, soit une activité additionnelle de plus de 16 300 logements collectifs autorisés sur une année.

Dans le secteur des logements en résidence, le marché des autorisés enregistre à fin avril une baisse sensible : – 8,6 %.

A cette date, ce marché aura totalisé sur 12 mois glissants un volume de 33 000 unités autorisées, contre environ 36 100 unités un an plus tôt, à fin avril 2017, soit quelque 3 100 unités en moins sur une année.

Sur 3 mois glissants

Sur la période courant de février à avril 2018, le marché des logements autorisés accuse un recul de 1,9 %, s’établissant à 114 700 unités sur 3 mois glissants à fin avril.

Seuls les segments du logement collectif et des maisons groupées restent positivement orientés à fin avril.

Le marché de la maison individuelle -pris dans son ensemble- accuse à fin avril un décrochage de 6,3 %.
Cette baisse du marché de la maison individuelle est exclusivement imputable au recul important du segment des maisons isolées : – 9,9 %, le segment des maisons groupées enregistrant pour sa part une croissance satisfaisante : + 4,4 %, croissance toutefois en décélération par rapport à celle affichée le mois dernier.

Le marché du logement collectif, en forte décélération ces derniers mois, puis en repli à fin janvier, a renoué avec la croissance à fin février. Cette croissance s’est maintenue à un niveau pratiquement comparable ces deux derniers mois, ce segment enregistrant en effet une progression de 6,5 % à fin avril.

Le marché des logements en résidence, pour sa part, accuse de nouveau à fin avril un recul très important : – 29,9 %, d’importance comparable à celui affiché fin mars.

Des mises en chantier toujours en croissance mais en forte décélération sur 12 mois glissants (+ 7,1 %) et en recul inquiétant sur 3 mois glissants (- 6 %)

Sur 12 mois glissants

En données brutes France entière, les mises en chantier de logements, bien qu’en décélération, restent positivement orientées à fin avril 2018, avec une croissance de 7,1 % sur 12 mois glissants.

En données brutes France entière, le mois d’avril 2018 s’achève sur quelque 422 900 logements commencés sur 12 mois glissants, contre 425 800 unités commencées en données révisées un mois plus tôt, à fin mars, traduisant un repli de marché de quelque 2 900 logements.

Ce niveau de mises en chantier à fin avril peut, par ailleurs, être rapproché du niveau de production tel qu’il ressortait 12 mois auparavant, à fin avril 2017 (env. 394 865 logements), soit une production additionnelle d’un peu plus de 28 000 logements en 12 mois.

A fin avril 2018, tous les segments du logement, sans exception, sont dans le vert en termes de logements commencés, le segment du logement collectif continuant de bénéficier de la dynamique d’évolution la plus favorable, suivi de très près par le segment des maisons isolées.

Le marché du logement collectif demeure dans un niveau de production inférieur au seuil des 220 000 unités commencées sur 12 mois glissants. A fin avril, il s’établit plus précisément à 216 800 mises en chantier.
Ce marché s’affiche à la hausse sur 12 mois glissants depuis maintenant plus de 32 mois, avec, à fin avril, une croissance de 8,4 %, en sensible décélération toutefois par rapport à celle enregistrée ces derniers mois.

Le marché de la maison individuelle, avec 177 100 mises en chantier à fin avril 2018, demeure également positivement orienté. Ce niveau de mises en chantier s’inscrit dans le prolongement des performances positives enregistrées tout au long de ces 21 derniers mois.

Sur 12 mois glissants, ce marché enregistre à fin avril une hausse de 6,6 %, en sensible décélération toutefois par rapport à celle affichée à fin mars.

Cette progression des mises en chantier de maisons individuelles procède avant tout des bonnes performances enregistrées par le segment des maisons isolées (+ 7,8 %), celles affichées par le segment des maisons groupées se révélant, de fait, plus de deux fois moindre (+ 3,3 %).

Le segment des maisons isolées s’établit à 132 700 unités mises en chantier à fin avril, contre près de 123 100 unités un an auparavant, à fin avril 2017, soit une production additionnelle d’environ 9 600 maisons isolées en un an.

Le segment des maisons groupées, pour sa part, totalise 44 400 unités commencées, contre environ 42 980 unités un an plus tôt, soit seulement 1 420 maisons groupées additionnelles en une année.

A fin avril 2018, le marché des logements en résidence enregistre sur 12 mois glissants une évolution presqu’étale : + 0,1 %.

Le niveau des mises en chantier pour ce segment de marché s’établit à environ 29 000 unités à fin avril 2018.

Sur 3 mois glissants

Sur la période courant de février à avril 2018, le volume total des mises en chantier de logements, exprimé en données brutes France entière, demeure ancré en-deçà de la barre symbolique des 100 000 unités. A fin avril, ce volume de production s’établit plus précisément à 97 300 logements commencés.
Sur 3 mois glissants, le volume des mises en chantier enregistre un repli important : – 6 %.

A fin avril, tous les segments du logement sont dans le rouge, sans exception.

Le marché de la maison individuelle -pris dans son ensemble- accuse globalement un recul de 1,3 % à fin avril, pour un total de 45 800 maisons mises en chantier, dont 35 100 maisons isolées.
Ce recul global résulte principalement des mauvaises performances enregistrées par le segment des maisons groupées (- 4,1 %) et dans une moindre mesure du repli affiché par le segment des maisons isolées (- 0,5 %).

Le segment du logement collectif subit à fin avril un nouveau recul, assez sévère après la première inflexion à la baisse de sa courbe d’évolution à la fin du mois dernier. Ce segment enregistre à fin avril un repli de 9,1 %.
Sur 3 mois glissants, ce segment totalise à fin avril un volume de mises en chantier de seulement 45 800 logements collectifs.

Le marché des logements en résidence, également en décrochage, enregistre à fin avril une forte baisse : – 14,9 %, pour s’établir sur 3 mois glissants à 5 600 unités commencées.

12 régions métropolitaines sur 13 demeurent en progression en termes de mises en chantier de logements à fin avril 2018

Sur 12 mois glissants, le nombre des mises en chantier de logements s’établit en données brutes France métropolitaine à environ 410 500 logements commencés à fin avril 2018.

Pour la France métropolitaine, ce volume global de production correspond à une croissance de l’ordre de 14,8 % des mises en chantier, soit un taux de progression proche de ceux enregistrés ces derniers mois.

Cette progression globale n’en masque pas moins un certain nombre de disparités régionales.

Parmi les 13 régions françaises, une seule accuse un recul. Il s’agit de la Corse, qui enregistre à fin avril 2018 une baisse importante, de près de 23 %.

Parmi les 12 régions inscrites à la hausse, une seule affiche un taux de croissance supérieur à 15 %. Il s’agit de la région Bretagne (+ 15,6 %).

Parmi les 11 autres en progression, 6 présentent une croissance comprise entre 10 et 15 %. Il s’agit des régions suivantes : Centre Val de Loire (+ 14,7 %), Normandie (+ 13 %), Ile de France (+ 12,5 %), Grand Est (+ 11,3 %), Bourgogne-Franche Comté (+ 10,9 %) et Occitanie (+ 10,4 %) ; 2 régions présentent une croissance comprise entre 5 et 9 % : PACA (+ 6,9 %) et Pays de la Loire (+ 5,5 %) ; 3 régions, enfin, affichent une progression inférieure à 5 % : Auvergne-Rhône-Alpes (+ 3,5 %), Hauts de France (+ 1,2 %) et Nouvelle Aquitaine (+ 0,7 %).

Première région de France eu égard au nombre de ses mises en chantier de logements, l’Ile de France figure au quatrième rang des régions les plus dynamiques de métropole en termes de taux de croissance de logements commencés à fin avril 2018.