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MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION NEUVE DE LOGEMENTS : BILAN À FIN MAI 2018

Des autorisés parvenant à se maintenir en très légère hausse sur 12 mois glissants (+ 1,5 %) mais en repli grandissant sur 3 mois glissants (- 5,6 %)

Sur 12 mois glissants

A fin mai 2018, le marché des logements autorisés enregistre sur 12 mois glissants, en données brutes France entière, une progression limitée : + 1,5 %. De fait, une très faible progression, en très forte décélération par rapport à celles affichées ces 3 derniers mois.

En données brutes France entière, le volume total des autorisations à fin mai 2018 est résolument en-dessous du seuil des 500 000 logements sur 12 mois glissants. Plus précisément, il s’élève à 491 400 logements autorisés, soit au même niveau qu’un mois plus tôt à fin avril 2018 en données révisées. Un an auparavant, à fin mai 2017, le niveau des autorisés s’élevait à près de 484 140 logements. En l’espace de 12 mois, ce ne sont donc que quelque 7 200-7 300 logements additionnels qui auront été autorisés sur le marché français.

A fin mai 2018, seul le segment du logement collectif ressort encore à la hausse en termes d’autorisés, tous les autres segments du logement (individuels isolés, individuels groupés, logements en résidence) affichant des reculs oscillant entre – 1 et – 4,5 %.

Dans le secteur de la maison individuelle, le marché des autorisés -tous segments confondus, maisons isolées et maisons groupées- enregistre pour la première fois depuis de nombreux mois un repli : – 1,4 %. Cette baisse procède à la fois du segment des maisons isolées et de celui des maisons groupées, avec des niveaux de recul assez comparables.

Plus précisément, le segment des maisons isolées affiche un recul de 1,5 %, celui des maisons groupées un repli de 1,1 %.

A fin mai 2018, ce sont 192 300 maisons individuelles qui auront été autorisées sur le marché français, dont 141 800 dans le secteur des maisons isolées et 50 500 dans celui des maisons groupées. Un niveau de marché à rapprocher des quelque 195 000 maisons autorisées un an plus tôt, à fin mai 2017, soit dans ce secteur de la maison individuelle un déficit d’environ 2 700 logements autorisés en un an.

Dans le secteur du logement collectif, le marché des autorisés, toujours positivement orienté, continue cependant de subir une sensible décélération en termes de croissance.

France entière, le marché du logement collectif enregistre en termes d’autorisés une croissance de 4,6 % à fin mai.

Sur le marché français, ce sont ainsi au global 264 800 logements collectifs qui auront été autorisés à fin mai 2018, contre 253 155 unités un an plus tôt, à fin mai 2017, soit une activité additionnelle de près de 11 650 logements collectifs autorisés sur une année.

Dans le secteur des logements en résidence, le marché des autorisés enregistre à fin mai une nouvelle baisse : – 4,3 %, moindre toutefois que celle affichée un mois auparavant à fin avril (- 8,6 %).

A fin mai 2018, ce marché aura totalisé sur 12 mois glissants un volume de 34 300 unités autorisées, contre près de 35 850 unités un an plus tôt, à fin mai 2017, soit quelque 1 550 unités en moins sur une année.

Sur 3 mois glissants

Sur la période courant de mars à mai 2018, le marché des logements autorisés accuse un recul sensible : – 5,6 %, pour s’établir à 115 400 unités sur 3 mois glissants à fin mai.

A fin mai, tous les segments du logement, sans exception, sont orientés à la baisse avec des reculs oscillant entre – 0,5 % et – 13,5 %.

Le marché de la maison individuelle -pris dans son ensemble- affiche à fin mai un fort décrochage : – 11 %.
Cette baisse du marché de la maison individuelle est principalement imputable au recul très marqué du segment des maisons isolées : – 13,7 %, le segment des maisons groupées accusant pour sa part un repli moindre : - 3,2 %.

Le marché du logement collectif, après avoir enregistré une progression de 6,5 % à fin avril, subit une nouvelle inflexion à la baisse à fin mai, avec un très léger repli de 0,4 %.

Le marché des logements en résidence, enfin, enregistre à nouveau à fin mai un recul assez important : – 11,6 %, moindre toutefois que celui affiché à fin avril (- 29,9 %).

Des mises en chantier en croissance mais en sensible décélération sur 12 mois glissants (+ 6,2 %) et en recul persistant sur 3 mois glissants (- 6,6 %)

Sur 12 mois glissants

Bien qu’en décélération, les mises en chantier de logements demeurent encore positivement orientées à fin mai 2018, en données brutes France entière, avec une croissance de 6,2 % sur 12 mois glissants.

En données brutes France entière, le mois de mai 2018 s’achève avec quelque 422 200 logements commencés sur 12 mois glissants, contre 424 100 unités commencées en données révisées un mois plus tôt, à fin avril, traduisant un repli de marché d’environ 1 900 logements.

Ce niveau de mises en chantier à fin mai 2018 peut, par ailleurs, être rapproché du niveau de production tel qu’il ressortait 12 mois auparavant, à fin mai 2017 (env. 397 550 logements), soit une production additionnelle de l’ordre de 24 650 logements en 12 mois.

A fin mai 2018, tous les segments du logement, sans exception, sont dans le vert en termes de logements commencés, le segment du logement collectif continuant de bénéficier de la dynamique d’évolution la plus favorable, suivi par le segment des maisons isolées.

Le marché du logement collectif demeure dans un niveau de production inférieur au seuil des 220 000 unités commencées sur 12 mois glissants. A fin mai, il s’élève plus précisément à 217 100 mises en chantier.
Ce marché s’affiche à la hausse sur 12 mois glissants depuis maintenant plus de 33 mois, avec, à fin mai, une croissance de 8,3 %, comparable à celle enregistrée un mois auparavant à fin avril, mais en sensible décélération par rapport à celle enregistrée les mois précédents.

Le marché de la maison individuelle, avec 176 100 mises en chantier à fin mai 2018, demeure également positivement orienté. Ce niveau de mises en chantier s’inscrit dans le prolongement des performances positives enregistrées tout au long de ces 22 derniers mois.

Sur 12 mois glissants, ce marché enregistre à fin mai une croissance de 4,6 %, en décélération toutefois par rapport à celle affichée à fin avril.

Cette progression des mises en chantier de maisons individuelles procède avant tout des assez bonnes performances enregistrées par le segment des maisons isolées (+ 5,4 %), celles affichées par le segment des maisons groupées se révélant, de fait, deux fois moindre (+ 2,5 %).

Le segment des maisons isolées s’établit à 131 900 unités mises en chantier à fin mai, contre quelque 125 140 unités un an auparavant, à fin mai 2017, soit une production additionnelle de plus de 6 750 maisons isolées en un an.

Le segment des maisons groupées, pour sa part, totalise 44 200 unités commencées, contre environ 43 120 unités un an plus tôt, soit un peu moins de 1 100 maisons groupées additionnelles en une année.

A fin mai 2018, le marché des logements en résidence enregistre sur 12 mois glissants une évolution très légèrement à la hausse : + 0,8 %.

Le niveau des mises en chantier pour ce segment de marché s’établit à fin mai 2018 à environ 29 100 unités.

Sur 3 mois glissants

Sur la période courant de mars à mai 2018, le volume total des mises en chantier de logements, exprimé en données brutes France entière, demeure ancré juste en-deçà de la barre symbolique des 100 000 unités. A fin mai, ce volume de production s’établit plus précisément à 98 800 logements commencés.
Sur 3 mois glissants, le volume des mises en chantier enregistre un repli important :      - 6,6 %.

A fin mai, tous les segments du logement demeurent dans le rouge, sans exception, comme c’était déjà le cas à fin avril.

Le marché de la maison individuelle -pris dans son ensemble- enregistre globalement à fin mai un recul devenant sensible : – 3,8 %, pour un total de 45 600 maisons mises en chantier, dont 35 000 maisons isolées.
Ce recul global résulte principalement des mauvaises performances enregistrées par le segment des maisons groupées (- 5,9 %), mais également des médiocres résultats affichés par le segment des maisons isolées (- 3,2 %).

Le segment du logement collectif subit à fin mai un nouveau recul, mais un peu moindre que celui enregistré à fin avril.
Plus précisément, il accuse à fin mai un repli de 7,7 %.
Sur 3 mois glissants, ce segment totalise à fin mai un volume de mises en chantier de 47 400 logements collectifs.

Le marché des logements en résidence, en fort décrochage, enregistre à fin mai une baisse importante : – 16,8 %, pour s’établir sur 3 mois glissants à 5 700 unités commencées.

10 régions métropolitaines sur 13 demeurent en progression en termes de mises en chantier de logements à fin mai 2018

Sur 12 mois glissants, le nombre des mises en chantier de logements s’établit en données brutes France métropolitaine à environ 409 400 logements commencés à fin mai 2018.

Pour la France métropolitaine, ce volume global de production correspond à une croissance de l’ordre de 6,8 % des mises en chantier sur 12 mois glissants.

Cette progression globale n’en masque pas moins un certain nombre de disparités régionales.

Parmi les 13 régions françaises, 3 accusent un recul. Il s’agit des régions Corse (- 24,3 %), Hauts de France (- 3,3 %) et Nouvelle Aquitaine (- 1 %).

Parmi les 10 régions inscrites à la hausse, seules 3 d’entre-elles affichent un taux de croissance supérieur à 10 %. Il s’agit des régions Bretagne (+ 18 %), Normandie (+ 14,2 %) et Ile de France (+ 13 %).

Parmi les 7 autres régions en progression, 5 se prévalent d’une croissance comprise entre 5 et 10 %. Il s’agit des régions suivantes : Grand Est (+ 7,3 %), Pays de la Loire (+ 7,8 %), Bourgogne-Franche Comté (+ 9,3 %), Centre Val de Loire et Occitanie (+ 9,8 % chacune).

Les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur présentent respectivement une croissance de + 3,3 % et + 3,6 %.

Première région de France eu égard au nombre de ses mises en chantier de logements, l’Ile de France figure à fin mai 2018 au troisième rang des régions les plus dynamiques de métropole en termes de taux de croissance de logements commencés.