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MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION NEUVE DE LOGEMENTS : BILAN À FIN SEPTEMBRE 2018

Des autorisés demeurant en perte de vitesse sur 12 mois glissants (- 5,8 %) et en fort repli sur 3 mois glissants (- 10,2 %)

Sur 12 mois glissants

En données brutes France entière et sur 12 mois glissants, le marché des logements autorisés accuse à fin septembre 2018 un recul sensible : – 5,8 %, supérieur à celui enregistré un mois auparavant à fin août, prolongeant et accentuant ainsi le retournement de tendance observé fin juin.

En données brutes France entière, le volume total des autorisations à fin septembre 2018 se situe sur 12 mois glissants légèrement au-dessus du seuil des 470 000 logements. Il s’élève plus précisément à 470 700 logements autorisés, contre 475 000 un mois plus tôt à fin août en données révisées. Un an auparavant, à fin août 2017, le niveau des autorisés s’élevait à près de 499 700 logements. En l’espace de 12 mois, le marché des autorisés a donc accusé un recul de quelque 29 000 logements.

A l’exception du segment des maisons groupées, en légère progression, tous les segments du logement affichent à fin septembre 2018 des résultats négatifs, avec des reculs oscillant globalement entre – 5 et – 7 %.

Dans le secteur de la maison individuelle, le marché des autorisés -tous segments confondus, maisons isolées et maisons groupées- enregistre un recul de 4,2 %. Cette baisse assez sensible procède à fin septembre du seul segment des maisons isolées.

Plus précisément, ce dernier segment concède un recul de 6,9 %, celui des maisons groupées affichant pour sa part une progression de 3,4 %.

A fin septembre 2018, ce sont quelque 188 300 maisons individuelles qui auront été autorisées sur le marché français, dont environ 135 800 dans le secteur des maisons isolées et quelque 52 500 dans celui des maisons groupées. Un niveau de marché à rapprocher des quelque 196 640 maisons autorisées un an plus tôt, à fin septembre 2018, soit dans ce secteur de la maison individuelle un déficit de 8 300-8 400 logements autorisés en un an.

Dans le secteur du logement collectif, le marché des autorisés subit à fin septembre une nouvelle baisse, faisant suite à celle de fin août et s’inscrivant dans le prolongement de l’inflexion de tendance observée fin juillet. A fin septembre, ce marché accuse ainsi, pour la France entière, un recul de 7,1 %, quelque 2 points en deçà de celui enregistré à fin août.

Sur le marché français, ce sont au global 247 500 logements collectifs qui auront été autorisés à fin septembre 2018, contre près de 266 420 unités un an plus tôt, à fin septembre 2017, soit un repli d’activité de plus de 18 900 logements collectifs autorisés sur une année.

Dans le secteur des logements en résidence, le marché des autorisés enregistre à fin septembre une nouvelle baisse : – 5 %, après un recul également de l’ordre de 5 % un mois plus tôt, à fin août.

A fin septembre 2018, ce marché des logements en résidence aura totalisé sur 12 mois glissants un volume de 34 900 unités autorisées, contre près de 36 750 unités un an plus tôt, à fin septembre 2017, soit de l’ordre de 1 800-1 900 unités en moins sur une année.

Sur 3 mois glissants

Sur la période du 3ème trimestre courant de juillet à septembre 2018, le marché des logements autorisés accuse un recul très sensible : – 10,2 %, pour s’établir à 122 100 unités sur 3 mois glissants à fin septembre.

Si le segment des logements en résidence et celui des maisons groupés s’affichent à la hausse à fin septembre 2018, les deux autres segments du logement (maisons isolées et logements collectifs) sont clairement orientés à la baisse, avec des reculs oscillant peu ou prou entre – 11 % et – 17 %.

Le marché de la maison individuelle -pris dans son ensemble- accuse à fin septembre un recul de 5,4 %.
Cette baisse du marché de la maison individuelle est strictement imputable à la baisse importante du segment des maisons isolées : – 10,9 %, le segment des maisons groupées affichant pour sa part une progression de 10,7%.

Le marché du logement collectif, après avoir enregistré trois replis consécutifs, à fin juin, fin juillet et fin août, accuse un nouveau décrochage à fin septembre, avec un recul de 17,1 %.

Le marché des logements en résidence demeure à la hausse comme au terme des deux derniers mois, affichant à fin septembre une nouvelle progression : + 20,5 %.

Des mises en chantier en hausse très modérée sur 12 mois glissants (+ 1,6 %) et en recul marqué sur 3 mois glissants (- 7,9 %)

Sur 12 mois glissants

En décélération continue depuis plusieurs mois, les mises en chantier de logements restent positivement orientées à fin septembre 2018 en données brutes France entière, avec sur 12 mois glissants une très légère croissance : + 1,6 %.

En données brutes France entière et sur 12 mois glissants, le mois de septembre 2018 s’achève sur le chiffre de 419 700 logements commencés, contre 423 200 unités commencées en données révisées un mois plus tôt, à fin août, traduisant un repli de marché de quelque 3 500 logements en un mois.

Ce niveau de mises en chantier à fin septembre 2018 peut, par ailleurs, être rapproché du niveau de production tel qu’il ressortait 12 mois auparavant, à fin septembre 2017 (près de 413 100 logements), soit une production additionnelle de seulement 6 600 logements sur une période de 12 mois.

A fin septembre 2018, seul le segment du logement collectif s’affiche résolument dans le vert en termes de logements commencés, le segment des maisons groupées ne présentant qu’une progression ténue, tandis que les segments des maisons groupées et des logements en résidence restent clairement dans le rouge.

Le marché du logement collectif n’en reste pas moins cantonné dans un niveau de production inférieur au seuil des 220 000 unités commencées sur 12 mois glissants. Il se situe plus précisément à fin septembre à 217 000 mises en chantier.

Ce marché s’affiche à la hausse sur 12 mois glissants depuis maintenant plus de 36 mois, avec, à fin septembre, une croissance de 4,4 %, en sensible décélération toutefois, par rapport aux performances enregistrées ces 4 derniers mois.

Le marché de la maison individuelle, avec 173 300 mises en chantier à fin septembre, s’affiche pour la première fois dans le rouge, après 24 mois continus de performances positives en termes de mises en chantier.

Sur 12 mois glissants, ce marché enregistre donc à fin septembre un léger recul : – 0,4 %.

Ce repli des mises en chantier de maisons individuelles à fin septembre 2018 procède exclusivement du recul enregistré par le segment des maisons isolées (- 0,9 %), le segment des maisons groupées s’assurant, pour sa part, une progression de 1 %.

Le segment des maisons isolées s’établit à 128 600 unités mises en chantier à fin septembre, contre environ 129 770 unités un an auparavant, à fin septembre 2017, soit une production déficitaire de quelque 1 170 maisons isolées en un an.

Le segment des maisons groupées, pour sa part, totalise 44 700 unités commencées, contre environ 44 260 unités un an plus tôt, soit environ 440 maisons groupées additionnelles en une année.

A fin septembre 2018, le marché des logements en résidence enregistre sur 12 mois glissants une nouvelle baisse assez sensible : – 5,9 %.

Le niveau des mises en chantier pour ce segment de marché s’établit à fin septembre 2018 à environ 29 400 unités.

Sur 3 mois glissants

Sur la période du troisième trimestre, courant de juillet à septembre 2018, le volume total des mises en chantier de logements, exprimé en données brutes France entière, reste ancré en-dessous de la barre symbolique des 100 000 unités. A fin septembre, ce volume de production s’établit plus précisément à 85 100 logements commencés.
Sur 3 mois glissants, le volume des mises en chantier enregistre un repli important : – 7,9 %.
En données révisées, ces mises en chantier s’établissaient à 88 800 logements commencés un mois auparavant, à fin août, soit un niveau de production amputé de quelque 3 700 logements en seulement un mois.

A fin septembre, tous les segments du logement, sans exception, restent dans le rouge comme c’est le cas depuis fin avril 2018.

Le marché de la maison individuelle -pris dans son ensemble- enregistre globalement à fin septembre un recul important : – 7,5 %, pour un total de 37 400 maisons mises en chantier, dont 27 700 maisons isolées.
Ce recul global résulte des mauvaises performances enregistrées par le segment des maisons isolées (- 9,5 %) et, dans une moindre mesure, des médiocres résultats affichés par le segment des maisons groupées (- 1,4 %).

Le segment du logement collectif accuse à fin septembre une nouvelle baisse, sensiblement plus marquée que celles déjà enregistrées à fin juin, fin juillet et fin août.
Plus précisément, ce segment enregistre à fin septembre un repli de 8,5 %, plus de 4 points en deçà de celui affiché un mois auparavant, à fin août.
Sur 3 mois glissants, le marché du logement collectif totalise à fin septembre un volume de mises en chantier de 42 200 unités.

Le marché des logements en résidence, toujours en recul, enregistre à fin septembre une nouvelle baisse : – 6,3 %, sensiblement plus marquée que celle affichée à fin août. Ce marché s’établit sur 3 mois glissants à 5 500 unités commencées.

9 régions métropolitaines sur 13 demeurent en progression en termes de mises en chantier de logements à fin septembre 2018

Sur 12 mois glissants, le nombre des mises en chantier de logements s’établit en données brutes France métropolitaine à environ 407 100 logements commencés à fin septembre 2018.

Pour la France métropolitaine, ce volume global de production correspond à une croissance de l’ordre de 1 % des mises en chantier sur 12 mois glissants.

Cette progression globale n’en masque pas moins un certain nombre de disparités régionales.

Parmi les 13 régions françaises, 4 sont en situation de recul : la Corse (- 17,4 %), la Nouvelle Aquitaine (- 7,9 %), les Hauts de France (- 3,5 %) et le Centre-Val de Loire (- 0,2 %)

Parmi les 9 régions s’affichant à la hausse, seule une d’entre-elles bénéficie d’un taux de croissance supérieur à 10 % : la Bretagne (+ 12,9 %).

Parmi les 8 autres régions en progression, 4 peuvent se prévaloir d’une croissance comprise entre 4 et 9 %. Il s’agit des régions Grand Est (+ 8,3 %), Pays de la Loire (+ 4,8 %), Occitanie et Bourgogne-Franche Comté (+ 4 % chacune).

Les 4 autres régions positivement orientées ne le sont que très modestement, avec à fin septembre 2018 un niveau de croissance oscillant entre + 0,7 et + 2,5 %. Il s’agit de la région Ile de France (+ 2,5 %), de la région Auvergne-Rhône-Alpes (+ 2,2 %), de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 0,8 %) et de la région Normandie (+ 0,7 %).

Première région de France eu égard au nombre de ses mises en chantier de logements, l’Ile de France ne figure à fin septembre 2018 qu’au sixième rang des régions les plus dynamiques de métropole en termes de taux de croissance de logements commencés.