26/08/2010

MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION NEUVE : BILAN À FIN JUIN 2010


MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION NEUVE DE LOGEMENTS : BILAN À FIN JUIN 2010

Un volume des autorisations à nouveau en situation positive sur 12 mois glissants, après presque deux années de repli continu

Au terme du premier semestre 2010, le volume des logements autorisés sur la période des 12 derniers mois -période juillet 2009 / juin 2010- retrouve pour la première fois depuis de très longs mois une configuration positive, les derniers chiffres disponibles confirmant l’orientation favorable enregistrée voici quelques mois, avec une courbe d’évolution qui montrait clairement les signes d’un infléchissement progressif de la situation.

Sur 12 mois glissants, à fin juin 2010, ce sont en effet près de 424 000 logements qui auront été autorisés en France, contre 418 000 à fin mai, 411-412 000 à fin avril et environ 405 000 à fin mars 2010. Le retour à la croissance au terme de ce premier semestre, même si cette dernière demeure très modeste (+ 0,1 %), revêt un caractère hautement symbolique après cette période de marasme qui aura caractérisé l’évolution du marché des logements autorisés depuis près de deux ans. Il faut se souvenir qu’à fin février 2010, le volume des logements autorisés sur 12 mois glissants enregistrait encore un recul de près de 19 %...

Le segment de la maison individuelle, pris globalement, s’inscrit résolument à la hausse, avec une progression de près de 7 % à fin juin, faisant suite à la progression de 2,3 % enregistrée un mois plus tôt. Le secteur de l’individuel groupé est particulièrement bien orienté à + 9,3 %, tandis que celui de l’individuel isolé renoue enfin avec la croissance, à + 5,7 %. Il faut rappeler que fin juin, ce dernier segment était encore inscrit à la baisse.

Le segment du logement collectif, pour sa part, demeure en recul à fin juin, mais sur la base d’un rythme de repli en décélération : - 7,8 % fin juin, contre -13 % fin mai et - 16,6 % fin avril.

Le segment des logements en résidence, pour sa part, s’inscrit à nouveau à la baisse sur 12 mois glissants, mais de manière relativement modérée, à - 1,9 %, après le repli de 5,9 % affiché un mois auparavant.

Des mises en chantier en repli persistant, de 11 % sur 12 mois glissants, et seulement en légère progression sur 3 mois glissants : + 2,5 %

Sur 12 mois glissants
Sur la période courant de juillet 2009 à juin 2010, le niveau des mises en chantier de logements -France entière- est resté en repli, à -10,8 %, rompant avec l’orientation des tout derniers mois qui laissait entrevoir une amélioration progressive de la situation sur le marché français.
De fait, après le recul fin mai à - 10,4 %, qui faisait suite au repli de 12,7 % fin avril, cette inflexion de tendance, même si elle se révèle peu significative, s’inscrit de fait en rupture avec l’orientation favorable de ces derniers mois.

A fin juin 2010, le niveau des mises en chantier de logements s’établit donc sur 12 mois glissants à près de 334 000 unités, contre 337 700 un mois plus tôt, mais -il faut aussi le rappeler- contre 323-324 000 quatre mois auparavant…

Tous les segments du logement classique demeurent inscrits à la baisse, à l’exception du segment de l’individuel groupé qui parvient à performer à + 10,2 %, tandis que l’individuel isolé accuse un repli de 22,3 % (- 20,7 % à fin mai) et que le logement collectif enregistre un recul de 9 %.

Le marché de la maison individuelle, pris dans son ensemble, reste déprimé, avec un recul persistant sur 12 mois glissants, à -15,3 % fin juin.

Le logement en résidence, pour sa part, continue de s’inscrire dans une dynamique très positive, confirmant et amplifiant les bons résultats observés ces derniers mois.
A fin juin, ce segment du logement en résidence affiche une progression de près de 30 % qui fait suite à celle observée un mois auparavant (+ 22-23 %).

Il est à souligner que le segment de la construction sur habitat existant, à la différence de celui de la construction neuve pure, est quant à lui bien orienté, à + 9 % sur 12 mois glissants fin juin 2010.

Sur 3 mois glissants
Sur la période des 3 derniers mois, courant d’avril 2010 à juin 2010, les mises en chantier de logements s’établissent, France entière, à près de 80 000 logements, contre 91-92 000 unités commencés un mois plus tôt et près de 86 000 deux mois plus tôt, par rapport aux mêmes périodes de l’année antérieure.

Sur 3 mois glissants, la croissance des mises en chantier de logements s’établit à + 2,5 % par rapport à la période antérieure (d’avril 2009 à juin 2009).

Contre toute attente, la dynamique de forte croissance observée le mois dernier (+ 18,4 % à fin mai) s’est trouvée quelque peu contrariée, en raison des contre-performances observées non seulement sur le segment du logement collectif (- 8,4 %), mais aussi sur le segment de l’individuel isolé (- 1,6 % à fin juin, contre + 9 % à fin mai).

Seuls le segment de l’individuel groupé et le segment des logements en résidence sont parvenus à afficher de bons résultats, avec des progressions de respectivement + 32,6 % et + 57,8 % à fin juin.

Il n’en demeure pas moins qu’en un mois, le niveau des mises en chantier trimestrielles s’est au total trouvé brutalement diminué de 11 500 unités.

5 régions sur 22 affichant des mises en chantier en progression sur 12 mois glissants

A fin juin 2010, sur 12 mois glissants, les mises en chantier de logements en France métropolitaine enregistrent un recul de 11,7 %, contre - 11,2 % à fin mai et - 13,2 % à fin avril 2010. Elles s’établissent ainsi à un peu plus de 320 000 logements commencés, contre quelque 362-363 000 unités commencées un an plus tôt.

Sur cette période allant de juillet 2009 à juin 2010, cinq régions continuent d’afficher une solide progression en termes de mises en chantier Il s’agit des régions Haute-Normandie (+ 22,8 %), Corse (+ 19,4 %), Bourgogne (+ 10,5 %), Picardie (+ 8,6 %) et Alsace (+ 4,7 %).

Neuf régions enregistrent un repli compris entre -1,5 % et - 14 %. Il s’agit des régions suivantes : Ile de France, Champagne-Ardenne, Pays de la Loire, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas de Calais, Centre, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes et Basse-Normandie.

Huit autres régions, enfin, accusent un recul important, compris entre - 18 % et - 38 %. Il s’agit des régions : PACA, Poitou-Charentes, Aquitaine, Bretagne, Auvergne, Franche-Comté, Limousin et Lorraine.



MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION NEUVE DE BÂTIMENTS NON RÉSIDENTIELS : BILAN À FIN JUIN 2010

Un recul un peu moindre des autorisations sur 12 mois glissants: - 12 %, contre - 15 % un mois auparavant

A fin juin 2010, les surfaces autorisées dans le secteur des bâtiments non résidentiels enregistrent un repli de près de 12 % sur 12 mois glissants France entière, traduisant une légère amélioration de la situation par rapport à celle observée un mois auparavant, avec un recul alors évalué à - 15 %.

Ces surfaces autorisées représentent à fin juin 2010 un volume de près de 33,6 millions m², contre un peu plus de 33,3 millions m² à fin mai et quelque 34,1 millions m² à fin avril 2010.

A fin juin, seuls 3 secteurs sont inscrits à la hausse : les bâtiments agricoles (+ 11,6 %), les bâtiments hôteliers (+ 5,8 %) et les bâtiments publics pris dans leur ensemble (+ 4,5 %).

En termes de surfaces autorisées sur 12 mois glissants, les autres secteurs du non résidentiel enregistrent des reculs oscillant entre - 13 et - 37 %, avec des chiffres négatifs en recul un peu moindre que le mois dernier :
- Bâtiments de l’Industrie : - 36,6 %, contre - 40,3 % fin mai,
- Bureaux : - 25,8 %, contre - 28,4 % fin mai,
- Entrepôts : - 21,4 %, contre - 26,5 % fin mai,
- Commerces : - 12,6 %, contre - 13,2 % fin mai.


Des mises en chantier en recul de plus de 20 % sur 12 mois glissants, et en panne provisoire sur 3 mois glissants : - 16 %

France entière, le volume des mises en chantier de bâtiments non résidentiels s’établit fin juin 2010 à 25,1-25,2 millions m² sur 12 mois glissants, soit à un niveau inférieur à ceux mesurés un mois et deux mois auparavant, avec respectivement 25,7 millions m² et quelque 26,1-26,2 millions m² commencés.

Elles s’inscrivent toujours en fort recul sur 12 mois glissants par rapport à la période antérieure, avec une contraction de près de 21 % à fin juin.

Sur 12 mois glissants, tous les segments du secteur non résidentiel sont plus ou moins fortement inscrits à la baisse à fin juin 2010, à l’exception du segment des bâtiments hôteliers (+ 13,4 %, contre + 9 % à fin mai) qui est le seul à se maintenir à un niveau positif, avec un niveau de croissance plus que satisfaisant.

Les bâtiments de l’industrie, les bâtiments agricoles et les bureaux continuent d’afficher les baisses les plus fortes sur 12 mois glissants, avec des mises en chantier en recul de respectivement 46,3 %, 40,8 % et 23,1 %.

Les entrepôts, de même que les commerces affichent, pour leur part, des reculs sensiblement moindres, de respectivement 16,2 % et 8,6 % sur 12 mois glissants.

Pour leur part et pris dans leur globalité, les bâtiments du service public demeurent très légèrement en contraction, à - 0,8 %, alors qu’ils affichaient un recul de plus de 5 % voici seulement un mois.

Sur les 3 derniers mois (d’avril 2010 à juin 2010), la situation des mises en chantier de bâtiments non résidentiels s’est brutalement dégradée à nouveau fin juin, après avoir connu une embellie encourageante au terme du mois précédent.

Il convient de rappeler en effet que les mises en chantier de bâtiments non résidentiels ne s’étaient inscrites en repli que de 1,6 % à fin mai 2010, faisant suite à des reculs encore très substantiels à fin avril (- 13,6 %) et à fin mars (- 21,6 %).

Le recul enregistré à fin juin, de 15,8 %, marque un retour en arrière limitant de fait les effets du signal positif capté le mois dernier.

Sur les 3 derniers mois, par rapport à la même période de l’année antérieure, seul le secteur des bâtiments hôteliers continue d’afficher une croissance insolente à fin juin (+ 123 %). Tous les autres secteurs, à l’exception des commerces, qui enregistrent très légère progression de 0,3 %, demeurent irrémédiablement dans le rouge :
- bâtiments agricoles : - 59 %,
- bâtiments industriels : - 30 %,
- entrepôts : - 26 %,
- bâtiments publics (pris dans leur ensemble) : - 5 %.


Pratiquement toutes les régions françaises en recul plus ou moins marqué en termes de mises en chantier sur 12 mois glissants

Sur le marché métropolitain, le volume des mises en chantier des bâtiments du secteur non résidentiel s’établit sur 12 mois glissants à près de 24,8 millions m² à fin juin 2010, contre environ 25,4 millions m² un mois plus tôt.

Cette évaluation à fin juin 2010 des surfaces commencées dans ce secteur des bâtiments non résidentiels traduit un repli de 21,5 % du volume des mises en chantier dans l’hexagone.

A fin mai, toutes les régions sauf la Corse (avec une progression somme toute assez peu significative de 62,5 % compte tenu de la taille de ce marché régional) sont inscrites à la baisse, avec une amplitude de recul variant entre - 0,2 % (Bourgogne) et - 48,6 % (Limousin).

Treize régions accusent un recul supérieur à la moyenne métropolitaine, parmi lesquelles 4 sont très fortement impactées à la baisse : Limousin (- 48,6 %), Franche-Comté (- 46,8%), Nord-Pas de Calais (- 40 %) et Basse-Normandie (- 38,3 %).

Neuf régions présentent un recul inférieur à la moyenne métropolitaine : Bourgogne, Languedoc-Roussillon, Pays de la Loire, PACA, Picardie, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Aquitaine et Ile de France.

 

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