Le marché français du bâtiment
     
 

Depuis 2004, le marché du bâtiment s'affirme comme l'un des moteurs de la croissance économique française. En témoignent les chiffres relatifs à l'année 2006, durant laquelle, et pour la troisième année consécutive, la progression du chiffre d'affaires de l'ensemble des entreprises du secteur s'est avérée bien supérieure à celle du PIB, avec une hausse de 4,7 %, contre 2,1 % pour le PIB.

Sur ces dernières années, l'activité bâtiment a été tirée, pour l'essentiel, par le dynamisme des travaux dans le secteur du résidentiel neuf (+ 33 % en 3 ans, au terme de 2006), à la faveur d'une conjoncture de marché très bonne dans le domaine de la maison individuelle et que l'on peut qualifier d'exceptionnelle dans le collectif.

Dans le même temps, après un redémarrage assez modeste en 2004, suivi d'une stagnation en 2005, l'activité de la construction neuve de bâtiments non résidentiels a connu une reprise beaucoup plus solide en 2006, soutenue pour l'essentiel, contrairement aux 2 années précédentes, par le dynamisme des travaux commandités par les maîtres d'ouvrage du secteur privé (bureaux, commerces, bâtiments industriels et de stockage).

Bien que située à la hausse en 2006, mais dans une moindre mesure que dans le secteur privé, l'activité de construction neuve de bâtiments publics a une fois de plus été pénalisée par le recul du volume de travaux dans le secteur des bâtiments de l'enseignement. Ce sont les travaux dédiés aux équipements de loisirs et de la culture qui ont véritablement soutenu l'activité dans ce secteur de la construction.

Au global, l'ensemble du marché de la construction neuve s'est donc montré particulièrement dynamique en 2006, contribuant à une hausse du chiffre d'affaires du secteur d'environ 5,3 %.

De son côté, le secteur de l'entretien-amélioration a progressé en 2006 de façon beaucoup plus modeste, avec une hausse de 1,5 %, résultant de variations à peu près identiques dans le domaine du logement et du non résidentiel.

A la faveur de ces évolutions récentes, le poids de la construction neuve s'est évidemment renforcé dans l'ensemble de l'activité du secteur du bâtiment : ce secteur représente désormais près de 53 % du chiffre d'affaires du bâtiment, hors travaux sur ouvrages de TP.

 
     
     
  Le chiffre d'affaires des entreprises du bâtiment en 2005 et 2006  
     
 
Marché
2005
2006
 Construction neuve
59,6 milliards € HT
64 milliards € HT
 Réhabilitation
53,1 milliards € HT
53,9 milliards € HT
 Génie civil
2,6 milliards € HT
2,7 milliards € HT
 Total
115,3 milliards € HT
120 milliards € HT
 
 

Unité : milliard € HT niveau entreprises valeur 2005 – Estimations à partir des évaluations du Ministère de l'Équipement – mai 2007

 
  La construction neuve de logements en volume en 2006  
     
 

 

 Maisons individuelles
env. 230 500
 Logements collectifs
env. 170 800
 Logements en résidence
env. 19 200
 Total
env. 420 500 logements
Unité : logement mis en chantier - France métropolitaine
Données arrondies
 
 
     
     
  La construction neuve de bâtiments non résidentiels
en volume en 2006
 
     
 

 

 Bâtiments de l'industrie
env. 10,7 millions m²
 Bâtiments de l'agriculture
env. 11,5 millions m²
 Bâtiments du tertiaire
env. 16,8 millions m²
 Total
env. 38,9 millions m²
Unité : m² mis en chantier - France métropolitaine
Données arrondies
 
 
 
 
La réhabilitation en valeur en 2006
 
 
 Logement
env. 33 milliards € HT
 Non résidentiel
env. 20,9 milliards € HT
 Total
env. 53,9 milliards € HT


Unité : milliard € HT niveau entreprise valeur 2005
Données arrondies

 

 
     
 

Source : Développement Construction - Ministère de l'Équipement